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The Who

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En 1944-1945, alors que les grands discutent l'avenir de l'Europe, 5 petits anglais viennent au monde. Il s'agit de Roger Daltrey (guitariste), John Entwistle (bassiste), Pete Townshend (guitariste), Doug Sandom (batteur) et Colin Dawson (chanteur). Keith Moon (batteur n° 2) naît peut de temps après.

En 1962, ils forment un groupe. Ils s'appellent alors The Detours, et reprennent des classiques de la pop puis du rythm-and-blues américain sauce plus de bruit. Mais bientôt, Colin quitte le groupe et c'est qui Roger prend le micro.

Début 1964, The Detours croisent The Detours, un autre groupe qui porte le même nom. Un ami de Pete qui étudie l'art avec lui propose "The Who". Tiens, pourquoi pas ! Vous connaissez la suite...

Très vit
e, Doug est gentiment poussé hors du groupe, et remplacé par Keith Moon, un jeune déjanté, tout de orange vêtu, qui insiste pour jouer avec eux à un concert et gagne ainsi sa place de batteur.

Lors
d'un de leurs premiers concerts au Marquee Clud à Londres, Pete cogne accidentellement sa guitare au plafond de la salle et la casse. Au concert suivant, les fans en redemandent et Pete leur cède : il brise sa guitare, suivi par Keith qui démolit sa batterie. Une légende est née, qui sera alimentée par les souvenirs de chambres d'hôtel partiellement ravagées (notamment lors des 20 ans de Keith, annoncés d'ailleurs aux USA comme étant ses 21 ans) et de délires en tous genres sur scène.

L
e groupe se produit sur scène mais n'a encore jamais été en studio.

En 1964, un grand manager du mouvement des « Mods » (des jeunes hommes en tenues sophistiquées, le cheveu court et accrocs au speed) prend en main le groupe et le renomme The High Numbers (un « number » était un « type » dans le langage des Mods). Les deux singles sortis par The High Numbers se vendent mal mais le groupe se fait un nom sur la scène branchée londonienne.

Remarq
ué par Kit Lambert et Chris Stamp, deux pros du métier qui recherchent un groupe sur lequel faire un film, The High Numbers s'engagent dans une nouvelle voie. Et avant tout redeviennent The Who (enfin, surtout après une audition ratée dans les studio d'EMI Records).

En 1964, ils accumulent les succès au Marquee Club de Londres et leurs nouveaux managers encouragent Pete, chez qui ils perçoivent un réel talent, à écrire des chansons pour s'attirer les faveurs de Shel Talmy, le producteurs des Kinks. Pete adapte sa chanson « I Can't Explain » à la sauce Kinks et Talmy leur offre un contrat. Ils signent grâce à lui chez Decca Records aux USA.

Ro
ger Daltrey est à l'époque le leader du groupe, et il n'hésite pas à montrer le poing pour le rappeler. Les premières chansons de Pete sont faites pour coller à sa position de macho un peu violent. Mais le succès des Who, particulièrement après le carton de « My Generation » en 1965, un titre sur cette jeunesse dopée aux amphétamines qui déclame « j'espère mourir avant d'être vieux », place Pete sur le devant de la scène. Début 1966, Roger est viré du groupe, puis réaccepté à condition de laisser ses poings dans ses poches. Sauf quand il joue...

Le p
remier album des Who, « My Generation », sort la même année. Après quelques déboires juridiques avec Decca Records et Shel Talmy et avec leur défoulement quasi-systématique sur leur matériel lors des concerts, les Who prennent l'habitude de perdre l'argent qu'ils n'ont pas encore gagné...

Le
ur deuxième album, « A Quick One », précède une tournée réussie aux USA. Durant l'été 66, ils se produisent au mythique Monterey Pop Festival et se font connaître des critiques de rock de San Francisco, les futurs les fondateurs du Rolling Stone Magazine. Ils font la première partie d'Herman's Hermits (connus en France surtout avec leur morceau « No Milk Today ») et continuent leur ascension triomphante aux USA avec les singles « I Can See For Miles », « Dogs » ou encore « Magic Bus ». Mais leur troisième album « The Who Sell Out » est un flop en Angleterre. Il est pourtant aujourd'hui considéré comme l'une de leurs meilleures créations.

Au même moment, Pete décide d'arrêter la drogue et se tourne vers la mystique indienne. C'est elle qui lui inspire le thème de « Tommy », le célèbrissime opéra-rock des Who, qui met en scène un jeune sourd-muet et aveugle qui, ne pouvant percevoir les choses de ce monde, peut appréhender celui de Dieu.

A
u printemps 1969, « Tommy » est terminé et prêt à être joué sur scène par le groupe. Le succès de cette comédie musicale hors du commun monte peu à peu en puissance. Les Who l'interprètent au Woodstock Music Festival en 1969 puis dans différentes villes américaines et anglaises.

La même année, ils sortent leur quatrième album, « Live at Leeds », enregistré à l'Université de Leeds.
Vien
t ensuite « Who's Next », la version raccourcie de « Lifehouse », un autre opéra-rock écrit par Pete, avec « Baba O'Riley », « Won't get fooled again » et « Behind Blues Eyes » (récemment repris pour la BO d'un film que je nommerai point).
Para
llèlement, les membres du groupe, lassés de n'être que les interprètes des chansons de Pete, se lancent dans des carrières solo, remportant quelques succès.

L
eur album suivant, « Quadrophenia », une autre « comédie musicale » sur un ado schizophrène (qui se retrouve dans la peau de chacun des 4 membres du groupe) qui finit par se suicider, pose un problème de technologie, les techniques sonores mises en place sur leur matériel à la pointe ne faisant pas le même effet une fois l'album joué sur du matériel plus bas de gamme. C'est une déception pour le groupe.

M
ais Pete ne se laisse pas démonter et commence avec Ken Russel l'adaptation de « Tommy » pour les écrans. On y retrouve en guest stars Elton John, Eric Clapton, Tina Turner et Jack Nicholson, et Roger Daltrey tient le premier rôle.

En
1975, les Who sortent « The Who by Numbers », qui porte la marque d'une introspection sombre et amère de Pete Townshend. Les tournées de 1975 et 1976 qui suivent affectent gravement l'ouïe de Pete, qui doit mettre un terme aux concerts s'il ne veut pas devenir sourd.
Ap
rès deux ans d'absence, les Who retournent en studio et un documentaire sur le groupe, intitulé « The Kids Are Alright », paraît en 1978.
La
même année, Keith Moon meurt à la suite d'une overdose accidentelle de cachets censés l'aider à arrêter de boire. Le groupe ne baisse pas les bras et, sous le regard réprobateur de certains, engage Kenney Jones (ancien batteur des Small Faces) pour le remplacer. John Bundrick (au synthétiseur) les rejoint, ainsi que quelques cuivres, et les Who au nouveau visage partent en tournée au USA devant des foules immenses.

E
n 1980, Pete sort son premier album solo, « Empty Glass » et Roger réalise son premier film « Mc Vicar », qui illustre son talent d'humoriste sombre.

L'album suivant, « Face Dances » est mal accueilli par la critique, et Pete s'enfonce un peu plus dans l'alcool, la cocaïne puis l'héroïne. Il est sauvé de la mort de justesse et envoyé en Californie en cure de désintoxication.

Les Who annoncent leur ultime tournée en 1982, et leur séparation officielle en 1983.

M
ais... après une brève apparition au Royal Albert Hall, le groupe repart en tournée en 1989. Les membres sont plus sages et Pete favorise les morceaux acoustiques. Ils reprennent « Tommy » devant une foule ravie.

En 1995, après la poursuite de leurs carrières en solo respectives, ils participent à Live Aid, un grand concert contre le Sida et en 1996, jouent « Quadrophenia » à Hyde Park, puis à New York et en Amérique du Nord. La tournée se poursuit en Europe en 1997 et se termine aux USA.

Même s'ils n'ont jamais été N° 1 (N°2 au mieux !), les Who auront marqué plus d'une ge-ge-ge-generation !
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#Posté le lundi 25 septembre 2006 13:58

Systeme Of A Down

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Pour System of a Down – System ou SOAD pour les intimes – la musique est une maladie incurable. Ils déclaraient un jour que payés ou pas, ils continueraient à écrire et à jouer. Heureusement, Madame Chance a frappé à leur porte, et le succès avec...

S
ystem of a Down a été fondé en 1995 par Serj Tankian (la voix), Daron Malakian (la gratte), Shavo Odadjian (la basse) et John Dolmayan (la batterie). On dit que leur philosophie doit se lire sous forme de triptyque : crédibilité, sincérité et... danger imminent.

C
'est pendant une session d'enregistrement de leurs groupes respectifs en 1993 que Daron, né en Californie, et Serj, né au Liban, se rencontrent. Le contact passe tout de suite entre eux, ils aiment la même musique et partagent les mêmes envies musicales. Il créent le groupe Soil. Dans un lycée privé arménien d'Hollywood, Daron et Serj recrutent Shavo, né en Arménie. Il devient leur manager. Mais fan de basse avant tout, Shavo intègre vite le groupe en tant que joueur. John, la quatrième roue du carosse, né lui aussi au Liban, est retenu pour être leur batteur peu de temps avant leur performance au Viper Room, club hollywodien sous le nom de System of a Down.

Le
bouche à oreille fonctionne bien à Los Angeles, et le groupe se forge vite une bonne réputation. Lors d'une soirée au Viper Room Club, le producteur Rick Rubin tombe en extase et leur premier album éponyme sort en 1998.

Le
groupe se sert de la musique pour se poser contre toute forme d'oppression, d'agressions perpétrées au nom de la religion, de la démocratie, de la sécurité ou des intérêts du business. Ou du moins il essaie. Les influences musicales du groupe ? Serj, Daron, Shavo et John sont gourmands et n'évoquent rien de moins que death metal, hardcore, punk, rap, hip-hop, gothique, jazz, dance, funk, folk, rock, pop, électro, blues, musique indigène des Indiens... Et des accents d'Arménie et du Moyen-Orient. Ils n'hésitent pas à tester leur idées, à repenser leur musique à chaque album.

En
2001, System sort « Toxicity », son ambitieux deuxième album, qui cartonne aux USA et en Europe. Les membres ne s'arrêtent pas, là et chacun s'engage dans des projets autour de la musique : création de label, collaboration avec des artistes arméniens, production.

En 2002 arrive le puissant « Steal this album ! », qui trouve un fort écho chez les fans du monde entier. Le groupe poursuit son action sur le terrain politique.

E
n 2004, les quatre fantastiques s'enferment dans leur studio et en ressortent quelques mois plus tard avec un album épique lancé en deux parties : « Mezmerize » en mai et « Hypnotize » en septembre 2005. Pourquoi en deux parties ? Parce que la génération zapping ne saurait pas savourer le tout doucement et n'en ferait qu'une bouchée, voilà pourquoi.

Affaire à suivre...

E
t où ce groupe épicé pourrait-il vivre, sinon à L.A. ?
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#Posté le mardi 19 septembre 2006 13:25

Modifié le vendredi 22 septembre 2006 10:52

Oasis

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Meilleur groupe du monde », « têtes à claques », « Beatles pour hooligans » beaucoup d'adjectifs et de superlatifs viennent à l'esprit quand on évoque ce groupe de Manchester. Il faut dire que les frères Gallagher ne font pas dans la dentelle. Que cela soit Noel (né en 67) ou Liam (né en 72), voilà un band qui éprouve un malin plaisir à se dénigrer dans une sorte d'auto suicide permanent tout en assurant paradoxalement sa force. Oasis, c'est des chiffres et une attitude.

Les chiffres d'abord. Au printemps 1994 et suite à la percée de leur premier single « Supersonic » qui les ont propulsés en tête des hits parade, le groupe sort son premier album Definitely Maybe. 150 000 exemplaires vendus en trois jours, le disque le plus vendu de l'histoire musicale britannique ! Au mois de décembre de la même année, ils enregistrent leur single « Whatever » et triomphent avec 350 000 exemplaires ! En 95, changement de batteur mais pas de résultats : leur deuxième album (What's the Story) Morning Glory ? connaît un succès mondiale avec près de 18 millions d'exemplaires écoulés et bat au royaume de Sa Majesté, le précédent record détenu par Bad de Michael Jackson ! C'est de ce deuxième album que sera tiré le fameux titre « Wonderwall », élu « meilleure chanson britannique de tous les temps » par les éditeurs de Virgin Radio en 1995. En 1997, c'est au tour de leur troisième album de connaître le succès. Be Here Now atteindra les 7 millions de copies. Les concerts ne sont pas en reste : du 10 au 11 août 1996, à Knebworth Park (là où Frank Zappa, Pink Floyd et autres Deep Purple s'étaient déjà produits) Oasis réuni 250 000 personnes !

L'attit
ude ensuite. Cela s'annonce déjà gratiné début 1994, quand Liam et Noel Gallagher s'apprête à faire la première partie de The Verve à Amsterdam. A bord du ferry qui les conduit en Hollande, le groupe déclenche une bagarre générale digne des plus beaux westerns spaghettis et se voit interdit de poser pied à terre. Oasis fait demi tour et en profite pour commencer à bosser sur leur premier album. Après, ça dégénère sérieux. Lors de leur première tournée américaine à Los Angeles en automne 1994, Noel se fait la malle avec la recette des concerts et part en sucette. On le retrouvera vers San Francisco, le crâne rasé et les yeux dans le vague. Un an plus tard, au mois de mai c'est encore pire. Alors qu'ils sont en train d'enregistrer à Rockfield au Pays de Galles, Liam débarque un soir dans les studios avec une bande d'ivrognes rencontrés quelques heures avant dans des bars du coin et Noel surprend quelques énergumènes s'essayant à jouer « jeux interdits » sur des guitares à 10 000 £ pièce ! « Là, les deux frangins pètent tout, déclare leur guitariste Bonehead. Ils démolissent la cuisine, arrachent les portes de leurs gonds, se déchirent les vêtements, retournent le frigo, se cognent dessus avec une batte de cricket ! ». Liam s'en sort avec « juste » un bras cassé. Charmant. De toute façon, les groupes british ont toujours eu un taux d'alcoolémie au-dessus de la normale. Le problème c'est qu'entre hooliganisme de base et dandysme pop la frontière est parfois mince...faites attention où vous mettez les pieds.
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#Posté le mardi 19 septembre 2006 13:22

Modifié le vendredi 22 septembre 2006 14:11

Deep Purple

S'il faut retenir quelque chose des créateurs de « Smoke on the Water » c'est deux dates : 1968, l'année de leur rencontre et 1976 année de leur séparation. Certes, Deep Purple s'est reformé en 1984 et le groupe continue d'assurer des concerts et des tournées un peu partout dans le monde. Mais après 1976, le groupe n'a plus sonné pareil et l'originalité de sa musique s'en est fait douloureusement ressentir. Maintenant, ça sonne un peu « quinquagénaire en costume qui se lâche sur la piste de danse le samedi soir à Bourrain-sur-Loire » ! Alors qu'à l'époque...

D
'abord, note sur tes tablettes que « Smoke on the Water » date de 1972 et que tu le trouveras sur l'album Machine Head avec l'autre très bon titre « Lazy ». Pendant que tu y es, note aussi que le très progressif morceau baba cool « April » date de 1969 et qu'il doit bien durer 15mn, temps moyen pour le cerveau d'atteindre la lune, de rebondir dessus et de se mettre en orbite juste au-dessus des Baléares. C'était la belle époque, celle de la naissance du hard rock et du rock'n roll psyché enfin débarrassé des blues suede shoes, des coiffures bananes, naissance d'un genre décomplexé qui va atteindre les sommets du « gros sons » ! A l'instar de Black Sabbath de Ozzy, de Led Zeppelin ou de Jethro Tull, les Deep Purple vont s'enfoncer dans les profondeurs du pourpre, en mettant en avant guitares, musique classique, orgue Hammond, batterie et cris en guise de paroles ! C'est Ritchie Blackmore (guitare) qui va lancer les hostilités avec Ian Paice à la batterie frappant comme une brute hirsute et animale (il ne décollera pas de son instrument puisqu'on le trouve dans toutes les formations du groupe de 68 à 2002 ! ). Rajoute Jon Lord à l'orgue (de formation classique), Glenn Hugues ou Roger Glover à la basse (à qui on doit la fameuse chanson « Love is All », tu sais, avec la grenouille troubadour qui chante dans la forêt avec les sauterelles et les vers de terre), Ian Gillian au chant, et tu as le Deep dans toute sa splendeur. Mais là où ils ont été très fort, c'est d'avoir réussi a séduire et amadouer les grands orchestres philharmoniques de sa Majesté. Brusquement, voilà une institution qui a l'habitude de Mozart, Haydn, Haendel ou Vivaldi et qui va se retrouver à jouer du rock'n roll ! Et attention, on ne parle pas de concerts-concepts à la « Notre-Dame-de-Paris » ou des méga shows à la « Starmania ». Non, pour le coup Garou peut aller se rhabiller ! Non. Là, c'est tout un orchestre symphonique qui est réquisitionné, en l'occurrence le célèbre Royal Albert Hall (qui fera aussi des reprises de Queen, Bowie ou des Beatles) ! Voilà donc le grand Royal Albert Hall participer à un grand Tout dont le seul but est d'atteindre le nirvana céleste et les souterrains de l'âme ! Pompeux, ça l'est en effet. Innovant ça l'est aussi. C'est là-dessus (entre autre) que le hard rock va se faire.
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#Posté le mardi 19 septembre 2006 13:19

Modifié le jeudi 21 septembre 2006 10:33

Led Zeppelin

La grande épopée du Dirigeable commence en 1966 en Angleterre quand Jimmy Page, guitariste de studio déjà réputé (il a joué pour les Kinks, Joe Cocker, The Who et même Polnareff) accepte d'intégrer le groupe des Yardbirds. Il a 22 ans. Peter Grant est leur manager.

Ma
lgré le succès relatif du groupe, les disputes s'enchaînent autant que les concerts, et en 1968 le groupe se sépare. Mais comme une tournée est prévue en Scandinavie, Peter Grant décide de recruter de nouveaux membres. C'est ainsi que Robert Plant (surnommé Percy), avec sa voix suraiguë et son harmonica à la main, est choisi pour être le nouveau chanteur des Yardbirds, et que John Paul Jones (« Jonesy ») prend la basse et le clavier. Afin de marquer leur différence sans décevoir le public, ils se feront appeler les New Yardbirds. C'est ce qui s'appelle faire du neuf avec du neuf.

Pe
u de temps après, Peter Grant finance l'enregistrement en 36 heures du premier album du nouveau groupe et décroche un contrat en or pour cinq albums.

C'est
Keith Moon, le batteur hors pair des Who, qui trouve le nom du groupe, en transformant l'expression « To go down like a lead balloon » par « lead zeppelin » (un « dirigeable de plomb »). Et ils enlèvent le « a » parce que ça fait plus classe et pour que les anglophones ne confondent pas avec lead et pensent qu'ils se prennent pour des leaders... Leur premier concert a lieu de 25 octobre 1969.

L'acc
ueil du public british est mitigé, aussi le groupe part-il tourner aux USA, où ils sont totalement inconnus. Mais pas longtemps, car leurs concerts sont de vraies bombes et le nom de Led Zep est bientôt sur toutes les lèvres. Robert Plant déchaîne la foule avec ses envolées vocales plus que sensuelles et ses pantalons plus que moulants. Ce mélange de douceur et de puissance sera une caractéristique constante du groupe.

Le
ur premier album éponyme, sorti en janvier 1970, part comme des petits pains. Et « Led Zeppelin II », qui paraît moins d'un an après est un énorme succès. Les critiques, particulièrement ceux du Rolling Stones, grimacent. Mais Led Zeppelin s'en tape pas mal et le groupe enchaîne les concerts, au Royaume-Uni et aux USA.

Les bouclettes blondes de Robert Plant et son déhanché furieux mettent les fans en transe tandis que le jeu de guitare de Jimmy Page électrise la salle...

Jimmy Page (« Pagey », qu'est-ce qu'aime les petits noms dans ce groupe !!) et Robert Plant se retirent ensuite un temps dans une maison de campagne pour écrire leur prochain album, et de ce paisible break naîtra un Led Zep un peu plus folk.

En
1970, les lecteurs britanniques du Melody Maker (l'Auto Plus des fans de musique) élisent Led Zeppelin meilleur groupe de l'année. « Led Zeppelin III » sort début 1971, décevant certains par les mélodies acoustiques qui côtoient celles plus rock. Mais ce troisième bébé est Number One aux USA.

Le g
roupe part en tournée. Les concerts ne sont pas toujours calmes, on le sait, mais ils déclanchent parfois des catastrophes, comme en Italie où le groupe quitte la scène quand une violente confrontation éclate entre la foule et la police.

« Led Z
eppelin IV » sort en novembre 1971, acclamé cette fois-ci par la critique. Dessus, on retrouve l'antologique « Stairway to Heaven » (que celui qui n'a pas commencé les accords sur sa guitare pour impressionner ses petites camarades me jette la première pierre !). Et « House of the Holy » arrive 2 ans plus tard, après une centaine de concerts à travers le monde. On y retrouve différents style, comme le reggae, la soul et le folk. Mais l'album est jugé un peu décevant au vu du succès du précédent. La même année, en 1973 donc, Led Zep joue devant une foule de 57 000 fans en Floride. Les Beatles ont presque l'air ridicules à côté...

Mai
s après 5 ans de hurlements et de chauffe du public dans plus de 400 concerts, les cordes vocales de Robert Plant ne tiennent plus le coup et il doit se faire opérer. Ce qui n'empêche pas « Physical Graffiti » de sortir en 1975.

R
obert Plant est ensuite victime d'un accident de voiture qui l'empêche de marcher correctement. Les concerts sont annulés. C'est aussi moins facile en studio pour un Robert en fauteuil, mais malgré tout ils enregistrent « Presence » en 1976. Il se vendra moins bien que les précédents. Led Zep revient sur scène en juillet 1977, mais leur performance est bien en-deçà des attentes du public.

Le fils de Robert Plant meurt à l'âge de 5 ans peu de temps après, alors « In Through The Out Door » paraît. Quelques mois plus tard, lors d'une soirée trop arrosée , John Bonham (le batteur, surnommé Bonzo) meurt sous ses vomissements.

C'est trop pour les autres membres du groupe, leur épopée, la vie telle qu'ils l'ont vécue est finie. Le groupe se sépare.
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#Posté le mardi 19 septembre 2006 13:12

Modifié le jeudi 21 septembre 2006 10:35

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